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Le roaming sans surcoût est une réalité dans l’Union européenne : qu’est-ce qui change ?

Véritable serpent de mer depuis des années, la fin des frais d’itinérance est enfin une réalité dans les 28 pays de l’Union européenne, après des retards et d’âpres négociations. Alors quel les vacances d’été approchent à grands pas pour certains, voici les points importants à connaître avant de partir tête baissée – et smartphone à la main – dans un autre pays pour quelques jours ou semaines.

Tous les clients sont-ils concernés, faut-il changer de forfait ?
La première chose à savoir est que tous les clients – grand public et professionnels – de tous les opérateurs sont concernés, quelle que soit la date de souscription de leur forfait. Vous avez la même offre depuis 10 ans ? Pas de souci, vous pouvez en profiter dans tous les pays de l’Union européenne comme si vous étiez en France.
 
Quels sont les pays concernés ?
Avant d’aller plus loin, un rappel : l’Union européenne comprend 28 pays : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie et Suède.
Brexit ou non, le Royaume-Uni est donc dans la liste pour le moment, et il y restera jusqu’à ce que le pays sorte de l’UE. Dans « peu de temps », trois pays supplémentaires de l’Espace économique européen viendront grossir cette liste : l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège. La date précise n’est par contre pas encore connue.

Il s’agit là d’une obligation minimum, les opérateurs sont évidemment libres de proposer du roaming dans d’autres pays s’ils le souhaitent. C’est notamment le cas d’Orange avec Andorre et la Suisse, mais aussi de Free Mobile avec les États-Unis, le Canada, Israël et La Nouvelle-Zélande par exemple.

Sans frais pour appeler, envoyer des SMS/MMS, mais aussi en recevoir ?
Le roaming « comme à la maison » concerne aussi bien les appels (vers les fixes et les mobiles), que les SMS et les MMS passés depuis un des pays éligibles. Ainsi, appeler la France depuis l’Allemagne sera décompté de votre forfait au même titre qu’une communication nationale (et donc en illimité suivant votre offre).
Il en est de même pour recevoir un appel ou un SMS : lorsque vous voyez dans l’Union européenne vous n’aurez aucun supplément à payer. Là encore, tout se passe exactement comme en France.

En itinérance, je peux appeler tous les pays de l’Union européenne ?
Oui. La Commission européenne précise que « lorsque vous serez en itinérance dans l’UE, tous les appels vers des numéros de portable et de ligne fixe dans l’UE seront décomptés de votre volume national de minutes ».
Si certains forfaits incluent des appels depuis la France vers l’étranger (Union européenne et/ou d’autres destinations), ce n’est pas toujours le cas. Sur ce point, le nouveau règlement européen ne change absolumentrien. Ainsi, appeler un fixe en Allemagne depuis l’Espagne est inclus dans votre offre, mais pas forcément appeler ce même numéro depuis la France...

Quid de l’Internet mobile ?
Le sujet de la data est un peu plus complexe. En effet, suivant votre offre vous pouvez avoir un quota différent entre la France et le roaming dans l’Union européenne.
C’est le cas de Free Mobile qui propose 25 Go avec son forfait à 19,99 euros (décompté séparément de la data nationale), mais aussi de Bouygues Telecom qui permet d’utiliser de 5 à 25 Go en roaming avec B&You/Sensation 20 à 100 Go. Chez SFR et Orange, c’est généralement plus simple : la totalité de votre data peut être consommée en roaming dans les pays éligibles. Sauf exception, notamment la série spéciale de la marque au carré rouge, certains forfaits RED et la promotion B&You 20 Go à 1,99 euro par mois pendant un an (voir cette actualité).

Avec les cartes prépayées et les petits forfaits (avec quelques dizaines/centaines de Mo, voire 1 Go), il ne faut par contre pas s’attendre à des miracles. Dans le premier cas le prix est le même en France et dans l’Union européenne, alors que dans le second cas vous n’aurez évidemment pas plus de data que ce que vous pouvez consommer en France. Pour plus de détails, vous pouvez consulter cette actualité.

Une fois mon quota dépassé, je paie du hors forfait ?
Là encore, cela dépend des choix des opérateurs. Orange et SFR proposent généralement du « fair use », c’est-à-dire un débit réduit au-delà de votre limite, tandis que Free Mobile facture en hors forfait une fois les 25 Go consommés. Attention donc à la facture, qui peut s’avérer salée.
Chez Bouygues Telecom, cela dépend des paramètres de votre compte. Par défaut, en France comme en roaming, vous êtes facturé en hors forfait, mais une option permet de passer gratuitement à du « fair use ».

Je pars en vacances à l’étranger pendant un mois, je peux en profiter ?
Là encore, la réponse est oui. Les institutions européennes ont décidé d’adopter une règle de base assez simple pour définir un usage raisonnable, qui permet de traiter la question des frontaliers : « dès lors que vous passez plus de temps dans votre pays qu’à l’étranger, ou que vous utilisez votre portable davantage dans votre pays qu’à l’étranger, vous pouvez bénéficier de l’itinérance aux tarifs nationaux chaque fois que vous vous déplacez dans l’UE ».
Afin de vérifier si votre utilisation du roaming n’est pas abusive, l’opérateur peut vérifier la durée de vos déplacements et votre consommation « sur les quatre derniers mois consécutifs au moins ». Si vous contrevenez à la règle précédente, alors l’opérateur peut vous contacter afin de vous informer que vous pourriez lui être redevables de frais supplémentaire.

Vous avez alors deux semaines pour revenir dans le « droit chemin », faute de quoi vous pourrez être facturé de frais à partir de la date d’avertissement. Pour résumer, « tant que votre opérateur ne vous a pas contacté à l’étranger, vous pouvez bénéficier de l’itinérance aux tarifs nationaux sans vous inquiéter » affirme la Commission européenne.
On vous recommande tout de même d’être prudent et de vérifier ce qu’il en est avant de partir, deux précautions valent toujours mieux qu’une.

Mon opérateur doit-il m’informer des conditions ?
Normalement, votre opérateur vous a déjà envoyé une notification afin de vous informer des changements de votre contrat. Cela peut se faire par courrier, mail ou même un simple SMS.
Lorsque vous franchissez une frontière, y compris au sein de l’Union européenne, vous continuez normalement à recevoir un SMS vous informant que vous êtes en itinérance et précisant les éventuelles conditions qui s’appliquent.

Que faire en cas de facturation abusive ?
Comme toujours en cas de litige dans le monde des télécoms, il convient de s’adresse à votre opérateur en premier ressort. Le gendarme des télécoms propose des liens sur son site Telecom-Infoconso qui permettent de trouver facilement les coordonnées de votre opérateur si besoin. En l’absence de réponse ou si celle-ci ne vous convenait pas, vous pouvez prendre contact avec l’autorité de régulation des télécoms, l’Arcep en France.
Par contre, cela ne pourra se faire que par courrier à l’adresse suivante : Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) - 7 Square Max Hymans - 75730 PARIS Cedex 15. Enfin, la troisième étape est de contacter le médiateur des télécoms si besoin.

Comment ces changements ont été mis en place par les opérateurs ?
Pour rappel, nous avons récemment publié un récapitulatif des changements apportés par les opérateurs, qui vont souvent au-delà de la réglementation européenne. Vous retrouverez tous les détails au sein de notre dossier consacré au sujet, mis en place depuis quelques mois.
Source : Pcimpact

Comment fonctionne vraiment un compteur Linky ?

Beaucoup d’informations circulent autour de compteur, et rares sont ceux qui expliquent vraiment comment tout ça va fonctionner et que contient vraiment ce compteur.
En quoi le compteur électrique Linky est-il si différent de ceux qui l’ont précédé, et de quelle manière va-t-il changer la vie des foyers dans lesquels il est déployé ?

Linky, le premier « compteur communicant »
Les compteurs électriques, tels que nous les connaissons aujourd’hui, sont de type électromécanique ou, au mieux, électronique pour les plus récents. Ils sont reliés au réseau électrique domestique du propriétaire du logement et mesurent efficacement l’énergie consommée, mais ils ne communiquent pas avec l’extérieur. Toute opération (relevé de compteur, changement de puissance, ouverture/fermeture...) nécessite donc le déplacement du technicien.
Linky tire parti des nouvelles technologies pour communiquer directement et en permanence avec le centre de supervision d’ERDF. Il est capable, ainsi, d’envoyer des informations ou de recevoir des instructions à distance.

Principe de fonctionnement
Pour envoyer et recevoir des informations, Linky communique avec le transformateur ERDF le plus proche grâce à la technologie des courants porteurs en ligne (CPL), qui permet d’utiliser les lignes électriques classiques (réseau de basse tension) pour envoyer des données informatiques et cryptées. Linky se conçoit donc autant comme un compteur électrique que comme un système informatique et logiciel autonome.

Chaque transformateur ERDF a été doté d’une puissante unité informatique connue sous le nom de « concentrateur », dont le rôle est de centraliser les informations envoyées par les compteurs et de les transmettre à son tour au centre de supervision d’ERDF. Ce second niveau de communication est assuré par l’utilisation des ondes mobiles GPRS.
À la différence de la majorité des compteurs actuels, le compteur Linky devra être le plus souvent situé en limite de la propriété des clients de maisons individuelles, comme un compteur de gaz, ce qui va donc impliquer dans environ 50 % des cas le déplacement du compteur à l’extérieur de l’habitation.

La Fibre optique ... chez vous !

La fibre optique, les opérateurs (Bouygues, Free, Orange et SFR) en parlent de plus en plus, mais de quoi s’agit-il exactement ? Pour faire, simple retenez que la fibre est un procédé à base de fil de verre ou de plastique : elle permet de conduire de la lumière, et en particulier des données informatiques. Ces données peuvent servir à transmettre de l’audio (= téléphone), de la vidéo (= TV ou visioconférence) ou être purement informatiques (= web, messagerie, envoi de gros fichiers, etc.). A contrario, une connexion ADSL repose sur la même technologie que l’ancestrale ligne téléphonique et utilise une paire de fils de cuivre.

La fibre : une connexion beaucoup plus rapide que l’ADSL
La fibre optique offre de nombreux atouts pour ses utilisateurs : en dehors de l’affichage immédiat des pages web, elle permet de télécharger beaucoup plus vite de volumineux fichiers, que ce soit en HTTP, sur un FTP, sur les Newsgroups ou les réseaux de P2P. Bien évidemment, tout ceci à condition d’avoir en face des serveurs qui envoient les données tout aussi rapidement. En outre, ses utilisateurs profitent de toutes les chaînes HD sans aucune interruption due à un problème de débit. Et ils n’ont pas de mal non plus à réceptionner des programmes en 4K, même s’ils sont encore peu nombreux. Enfin, ils peuvent continuer à surfer comme si de rien n’était ou à enregistrer un autre programme TV dans le même temps.

Un débit et une stabilité à toute épreuve
Comment un tel débit est-il possible ? Contrairement au débit de l’ADSL, qui varie selon plusieurs facteurs (qualité de la ligne, éloignement du DSLAM…), celui de la fibre optique est stable et constant. L’atténuation du signal est minime sur plusieurs dizaines de kilomètres, contrairement au fil cuivré de l’ADSL, qui nécessite des répéteurs beaucoup plus réguliers (tous les 4 ou 5 km) pour assurer une liaison correcte aux abonnés.
Les avantages de la fibre optique face à une connexion ADSL sont donc multiples. Le débit est l’argument-choc de la fibre. On profite en effet d’une vitesse de téléchargement (download) d’au minimum de 100 Mb/s (ou 12,5 Mo/s) sur une ligne fibrée. En comparaison, dans le meilleur des cas, ce même débit est de seulement 20 Mb/s (ou 2,5 Mo/s) sur une ligne ADSL.
Même chose pour l’envoi des données (upload) : en émission, la fibre optique propose un débit montant de 10 à 200 Mb/s (ou de 1,25 à 25 Mo/s). De son côté, l’ADSL ne dépasse pas 1 Mb/s (ou 125 Ko/s).

Vous n’êtes pas encore convaincu ? Voici, d’autres chiffres au niveau national : la vitesse moyenne de téléchargement en ADSL (download) est en réalité de 7,20 Mb/s sur tout le territoire (source : Ariase). On est donc loin des 20 Mb/s que les opérateurs promettent parfois à tort. En comparaison, le très haut débit en France offre un débit moyen de 83,60 Mb/s. Là, on est plus proche des 100 Mb/s que les opérateurs nous vendent.

Android O lancement officiellement

Google n’aura finalement pas attendu la conférence annuelle Google I/O pour présenter la nouvelle version de sa plate-forme mobile : Android O !

Son nom final n’est pas encore connu mais Android O, la dernière évolution de la plate-forme mobile de Google, vient de sortir des limbes pour être officiellement annoncée, après une série de rumeurs.
Une partie des fonctionnalités apportées par cette version ont déjà été évoquées, comme le mode PiP (Picture in Picture) pour continuer de regarder une vidéo dans une fenêtre flottante tout en utilisant une autre application. Cette possibilité était présente sur les smartphones de certains fabricants mais elle va désormais se démocratiser avec Android O.


On trouvera également des icônes dynamiques capables de changer d’aspect en fonction du thème ou des interactions, devenant carrées ou circulaires selon les besoins.
Une API d’auto-complétion facilitera également la fastidieuse saisie des mots de passe, adresses email et autres éléments tandis qu’il sera possible de gérer plus facilement des groupes de notifications, en en validant certaines et en en bloquant d’autres pour une même application.

Android O compte encore apporter des optimisations pour allonger l’autonomie des appareils mobiles avec l’introduction de limites automatiques fixées aux applications fonctionnant en arrière-plan, afin que leur impact soit réduit au strict nécessaire en matière de consommation d’énergie.

La nouvelle version promet enfin de supporter nativement des codecs audio haute qualité comme LDAC et vraisemblablement AptX. On trouvera également l’API AAudio for Pro Audio pour les applications nécessitant un flux audio avec une faible latence.

Une version Android O Developer Preview avec son SDK est déjà disponible sur émulateur Android et sur les appareils Nexus et Pixel éligibles, avec un émulateur Android Wear 2.0 sur Android O pour les objets connectés.

Cette preview est destinée uniquement aux développeurs pour le moment et nécessite un téléchargement manuel et le flashage d’un appareil. Une version beta grand public sera proposée ultérieurement, quand l’actuelle mouture sera stabilisée et plus complète.